A l’époque classique (soit entre le Vème et le IIIème siècle av. J.-C.), le monde grec était divisé en de nombreux petits Etats indépendants les uns des autres, les cités (polis, pluriel poleïs). On estime qu’à cette époque elles étaient plus de 700 en Grèce continentale, en mer Egée et en mer Ionienne.
Chaque polis avait une superficie très variable, de quelques dizaines de km² (exemple de la cité de Minoa sur l’île d’Amorgos) à plusieurs milliers de km² (Athènes : 2400 km² ; Sparte : 8500 km²).
Une cité est avant tout une société réunissant des hommes libres, les citoyens, qui ont choisi de vivre ensemble en occupant un territoire de petite taille. C’est donc avant tout une communauté, indépendante. Cette indépendance signifie que :
- chaque cité a ses propres lois
- la cité peut émettre sa propre monnaie, si toutefois elle en a les moyens financiers.
- chaque cité possède son propre calendrier
Outre son aspect de communauté, la cité est également liée à un territoire, comportant deux éléments essentiels :
- Une agglomération urbaine : l’asty (terme signifiant « ville »), dotée de bâtiments et de places tels que le théâtre, l’agora… On trouve fréquemment au centre de l’asty une colline fortifiée, qui sert de place forte : l’acropole. L’asty est aussi assez souvent liée à un port. Citons l’exemple d’Athènes, dotée d’une Acropole et du port du Pirée.
- la campagne alentour, la chôra (dont la meilleure traduction est « territoire » ou « plat-pays »). C’est le domaine de l’agriculture et des villages, les komaï.
Une polis est donc une asty associée à une chôra : une cité est une ville associée à un territoire.
Auteur : Historien
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