Mail :




en ce moment
5 connectés
aujourdhui
8 visiteurs
Global
36828 visiteurs
Google

Le Livre d'Or est désactivé suite à des problèmes de spam. Merci de votre compréhension.




L'Empire byzantin (3) : La dynastie macédonienne et l'apogée de l'Empire byzantin (867-1057)

Voir le chapitre précédent :

L'Empire Byzantin (2) : Les dynasties isaurienne et amorienne (717-867)



1. Un fulgurant essor politique et économique… 

De 867 à 1025, Byzance fut gouvernée par une série remarquable d’empereurs soldats, qui se montrèrent aussi de bons administrateurs. La dynastie macédonienne montra un souci de légitimité nouveau dans l’Empire d’Orient : le successeur de Basile 1er, Léon VI, n’hésita pas à épouser successivement quatre femmes pour avoir un héritier.

La dynastie macédonienne fut également favorisée par le déclin du califat abbaside. L’Empire byzantin obtint ainsi de grands succès contre les Arabes, mais ceux-ci restèrent néanmoins maîtres de la Sicile. Quoi qu’il en soit, le recul des Arabes fut considérable en Orient : les campagnes de Romain 1er Lécapène (919-944), de Nicéphore Phocas (963-969) et de Jean 1er Tzimiscès (969-976) permirent la reconquête de la Mésopotamie, de l’Arménie, de la Cilicie, de la Syrie.

Les longues guerres contre les Bulgares s’achevèrent par une victoire encore plus décisive. Devenue chrétienne, la Bulgarie avait acquis une force d’expansion messianique qui la rendait plus dangereuse encore que la Bulgarie païenne. L’affrontement décisif eut lieu sous Basile II (976-1025), qui devait recevoir le surnom significatif de Bulgaroctone (le « Tueur de Bulgares »). L’armée bulgare subit un désastre irréparable sur les bords de la Stroumitza en juillet 1014. Basile II renvoya au tsar bulgare Samuel près de 15000 de ses soldats bulgares prisonniers avec les yeux crevés. Le rêve de la Grande-Bulgarie s’effondra, et les Bulgares furent annexés à l’Empire byzantin.

En outre, la rupture définitive entre les Eglises d’Orient et d’Occident (1054) apporta un surcroît de prestige au patriarcat de Constantinople, qui devint désormais le phare unique vers lequel se tournaient tous les Chrétiens d’Orient. Puissance militaire partout victorieuse, l’Empire byzantin, au début du XIème siècle, formait un état centralisé, bien administré, pourvu d’un imposant appareil législatif. Constantinople, première place commerciale de la Méditerranée, jouissait d’une grande prospérité économique.

2. …mais de nombreux facteurs de faiblesses

A l’heure actuelle, les historiens relèvent quelques facteurs de faiblesse de l’Empire byzantin, facteurs qui n’étaient pas sensibles aux contemporains. L’armée byzantine était, essentiellement, une armée de métier dont le moral n’était pas soutenu, comme en Occident, par l’ardeur de l’esprit chevaleresque ; à partir du Xème siècle, les empereurs durent donc avoir recours à des troupes de mercenaires.

Le problème social était encore plus préoccupant. Les chroniqueurs byzantins de l’époque mentionnent souvent un antagonisme entre les « puissants » et les « pauvres ». Ce mal, qui remontait au moins au temps de Justinien 1er, était l’effet d’une tentative de l’aristocratie pour se constituer en féodalité terrienne, comme cela s’était passé en Europe Occidentale après le déclin de l’Empire carolingien. Cette profonde transformation, en Orient, avait provoqué au IXème siècle une véritable rébellion conduite par Thomas le Slave. Deux cents ans plus tard, cette rébellion menaça le pouvoir impérial lui-même, quand Basile II faillit être renversé par la révolte de deux grands seigneurs terriens d’Asie Mineure, Bardas Phocas et Bardas Skléros. Avec le secours des Russes, Basile II parvint à écraser cette révolte, mais en dépit des répressions et des confiscations, la féodalité continua à grandir.

 Basile II, représenté dans toute sa gloire

Après la mort de Basile II (1025), la décadence de la dynastie macédonienne fut rapide. Les Bulgares se révoltèrent (1040), les Serbes commencèrent leur lutte contre la suzeraineté byzantine, les Normands prirent pied en Italie méridionale, les Turcs Seldjoukides firent leur apparition aux frontières orientales. Le coup d’état d’Isaac Comnène mit fin à la dynastie macédonienne, en 1057).

La suite de cet article est ici :

L'Empire Byzantin (4) : Le fléchissement impérial sous les dynasties des Comnènes et des Anges (1057-1204)

Auteur : Historien

Source : Dictionnaire Mourre

_______________________________________________________________

 
Site en création par Frichtiweb.com - © Copyright Frichtiweb.com - 2007
Développé pour IE7, compatibilité autres logiciels.